Deux heures et demie du matin. Vous posez la tête sur l'oreiller, et la dent que vous aviez ignorée toute la soirée avec un « ça tire un peu, ça passera » se met à battre comme un tambour. Vous vous redressez, ça se calme. Vous vous rallongez, ça repart. Le lendemain, premier réflexe : le téléphone. Cette histoire, on l'a entendue tellement de fois au cabinet qu'on sait à peu près quelle dent regarder avant même que le patient ait fini sa première phrase. La douleur dentaire, au fond, n'est pas une mauvaise nouvelle. C'est la dent qui dit « regarde-moi, il se passe quelque chose ici ». Tout l'enjeu, c'est de lire ce signal correctement. Dans ce qui suit, je vous raconte ça comme je le raconte au fauteuil : quelle douleur veut dire quoi, comment tenir jusqu'au matin, et dans quels cas il ne faut surtout pas attendre le matin.
Pourquoi a-t-on mal aux dents ? Les 8 causes les plus fréquentes
D'abord une petite leçon d'anatomie, promis, ce sera court. À l'extérieur de la dent, il y a l'émail : dur comme de la pierre et complètement insensible. Dessous, la dentine, une couche traversée de minuscules canaux qui transmettent les stimulations vers l'intérieur. Et tout au centre, ce qu'on appelle la pulpe, le paquet de vaisseaux et de nerfs. La douleur commence quand quelque chose arrive jusqu'à ce nerf. Ce « quelque chose », c'est parfois une carie, parfois une infection, parfois un problème voisin qui n'a rien à voir avec la dent elle-même. Voici ce qu'on voit le plus souvent au cabinet.
1. La carie
Numéro un de la liste, et de loin. Le côté agaçant de l'histoire : tant que la carie reste dans l'émail, vous ne sentez strictement rien. C'est pour ça que la phrase « ça ne fait pas mal, donc tout va bien » nous attriste toujours un peu. Quand la carie atteint la dentine, le froid ou le sucre déclenchent un petit élancement, qui passe aussitôt. Quand elle approche de la pulpe, en revanche, la douleur n'attend plus d'invitation : elle vient toute seule, elle dure, et elle se déchaîne la nuit. Le patient qui nous dit « j'ai mal quand je mange sucré », on lui trouve une carie presque à chaque fois.

2. L'inflammation de la pulpe (pulpite)
Quand une carie, ou un vieux plombage très profond, vient buter contre le nerf, la pulpe s'enflamme. Au début, cette inflammation est réversible : vous buvez quelque chose de froid, vous faites « aïe », et trois secondes plus tard vous avez oublié. Quand ça progresse, le tableau change. Le thé chaud réveille la douleur, les battements durent plusieurs minutes, et c'est pire une fois allongé. Une dent arrivée à ce stade a peu de chances de s'en tirer avec un simple soin ; en général, on parle de dévitalisation.
3. L'abcès dentaire
Quand le nerf meurt complètement, l'infection s'échappe par le bout de la racine dans l'os, et l'abcès se forme. La dent fait mal à la mastication, avec cette impression qu'elle « a poussé, qu'elle touche avant les autres ». Un petit bouton, un peu comme un bouton d'acné, peut apparaître sur la gencive, et la joue peut gonfler. Et là, il y a un piège dont je dois absolument vous parler : la douleur peut s'arrêter net, du jour au lendemain. Le patient se réjouit, « c'est passé », et annule son rendez-vous. Sauf que ce qui est passé, c'est le nerf. En dessous, l'infection continue de grossir en silence.
4. La maladie des gencives
Cette douleur-là est différente. Pas aiguë, plutôt sourde. Pas sur une dent, sur toute une zone. Elle s'accompagne de saignements au brossage, parfois d'une mauvaise haleine. Le tartre s'est accumulé, la gencive s'est enflammée. À un stade avancé, la gencive se rétracte, la racine se découvre et la sensibilité au froid s'invite dans l'histoire. On a longuement détaillé tout ça dans nos articles sur le saignement des gencives et le déchaussement des dents ; les curieux iront y jeter un œil.
5. La dent fêlée ou fracturée
Le grand classique de ceux qui croquent les glaçons, qui mordent dans un noyau d'olive ou qui serrent les dents la nuit. Une fêlure invisible à l'œil nu se forme dans la dent. Le symptôme est très typique : une douleur brève, comme un coup de couteau, non pas quand vous mâchez mais au moment où vous relâchez la bouchée. À la radio, la plupart du temps, rien. C'est pour ça qu'au cabinet on vous fait mordre dent par dent ; quand le patient lâche « ça, c'est là ! », on a trouvé la fêlure.
6. Les dents de sagesse
Ces dents qui, faute de place tout au fond de la mâchoire, poussent de travers ou ne sortent qu'à moitié. La gencive qui les recouvre s'enflamme de temps en temps, la bouche s'ouvre difficilement, même avaler devient désagréable. On appelle ça une péricoronarite. Ça arrive en général entre 18 et 25 ans, en pleine semaine d'examens ou deux jours avant un mariage, bref, au pire moment. Faut-il les extraire ou non ? On a répondu sur la page dents de sagesse et chirurgie buccale.

7. Serrer et grincer des dents
Le patient qui se réveille avec la mâchoire fatiguée, les tempes douloureuses, et qui nous dit « j'ai mal à toutes mes dents mais je ne sais pas laquelle ». Cette phrase, pour nous, c'est un indice. Une carie fait mal à une dent, le serrement à toutes. Et quand votre conjoint vous dit « tu grinces des dents la nuit », ça compte aussi comme un diagnostic.
8. Les causes qui n'ont rien à voir avec les dents
Les racines des dents du fond, en haut, sont juste sous les sinus. Quand vous avez une sinusite, toutes ces dents font mal en même temps, davantage quand vous vous penchez en avant, et la radio ne montre rien sur les dents. Une otite, un problème d'articulation de la mâchoire, et même, rarement, une douleur d'origine cardiaque peuvent irradier vers la mâchoire inférieure. Si on ne trouve rien du côté des dents, on ne vous fait pas perdre votre temps : on vous oriente vers le bon confrère.
Que révèle le type de douleur ?
Avant de venir au rendez-vous, apprenez un peu à « connaître » votre douleur. Qu'est-ce qui la déclenche ? Elle dure combien de temps ? Et où, exactement ? Vos réponses à ces trois questions nous font gagner de précieuses minutes à l'examen. Voilà, en gros, comment on la lit :
- Un élancement au froid qui s'éteint en quelques secondes : carie débutante, racine dénudée ou émail usé. La bonne nouvelle, c'est qu'on est au tout début ; le plus souvent, une petite obturation ou un traitement de la sensibilité règle l'affaire.
- Des battements qui augmentent au chaud et durent plusieurs minutes : l'inflammation de la pulpe a fait du chemin. Attendre ne vous rapportera qu'une chose, des chances en moins de sauver la dent.
- Une douleur qui s'aggrave en position allongée : à l'horizontale, plus de sang monte à la tête et la pression grimpe dans la dent enflammée. La cause classique de la douleur nocturne.
- Une douleur vive en mordant : dent fêlée, obturation trop haute ou infection au bout de la racine.
- Une douleur sourde, diffuse, ressentie dans la gencive : inflammation gingivale ou serrement des dents.
- Une douleur avec gonflement, fièvre et mauvais goût dans la bouche : abcès. Et là, ce n'est pas un cas « on verra demain ».

Comment soulager un mal de dents ? Les premiers gestes à la maison
Autant être honnête : rien de ce que vous ferez chez vous ne rebouchera une carie ni n'asséchera un abcès. Mais ça peut vous faire passer une nuit correcte, et ce n'est déjà pas rien. Voici ce que je conseille à mes patients ; mettez devant chaque conseil la mention « en attendant de voir le dentiste ».
De l'eau tiède salée. Une cuillère à café de sel dans un verre d'eau tiède, on rince trente secondes, on crache, plusieurs fois par jour. Sur une gencive enflammée ou une dent de sagesse qui travaille, c'est étonnamment efficace ; ça déloge aussi les restes de nourriture.
Le fil dentaire. Ne le sous-estimez jamais. Une fibre de viande ou une peau de poivron coincée entre deux dents suffit, à elle seule, à vous faire grimper aux rideaux. Retirez-la doucement. Parfois la douleur disparaît en cinq minutes et le dentiste n'a plus rien à faire. Oui, ça peut être aussi simple que ça.
Du froid, pas du chaud. S'il y a un gonflement, de la glace enveloppée dans une serviette sur l'extérieur de la joue : quinze minutes dessus, quinze minutes de pause. Une compresse chaude donne l'impression de soulager, mais elle peut propager l'infection. Au moindre soupçon d'abcès, pas de chaleur.

Un antidouleur, mais le bon. Un antalgique que votre médecin ou votre pharmacien juge adapté à votre cas vous permettra de dormir. Estomac fragile, problème de reins, grossesse, traitement anticoagulant : demandez conseil, sans exception. Et une requête personnelle : ne posez pas le comprimé sur la dent. Chaque semaine, on voit au moins un patient avec la brûlure blanche que l'aspirine a laissée sur sa gencive.
Surélevez la tête. Un oreiller de plus pour dormir, et la pression du sang vers la dent diminue. Un détail, mais à trois heures du matin la différence est énorme.
Évitez ce qui déclenche. Le très chaud, le très froid, le sucré, le dur... Le tabac et l'alcool, eux aussi, attisent la douleur. L'huile de clou de girofle est une recette de grand-mère, et elle n'est pas mauvaise : une goutte sur un coton, posé brièvement sur la dent. Pas de contact avec la gencive, ça l'irrite.
Ce qu'il ne faut pas faire
- Poser de l'aspirine ou n'importe quel autre comprimé sur la dent. Ça provoque une brûlure chimique, et vous ajoutez une plaie à la douleur.
- Mettre du chaud sur le côté qui fait mal, ou le frotter avec de l'alcool ou du parfum.
- Dépasser la dose en se disant « si j'en prends plus, ça passera plus vite ». Un antidouleur ne soigne rien, il baisse juste le volume.
- Prendre un antibiotique qui traîne dans l'armoire à pharmacie ou que le voisin vous a donné. L'antibiotique ne se justifie que si l'infection s'est propagée, et sur décision du praticien ; de toute façon, il n'atteint pas l'infection à l'intérieur de la dent.
- Annuler le rendez-vous parce que la douleur s'est calmée. Une dent qui se tait est le plus souvent une dent morte, pas une dent guérie.
Quand faut-il consulter un dentiste en urgence ?
La grande majorité des douleurs dentaires se règle en un ou deux jours, sur un rendez-vous planifié. Mais certains tableaux ne supportent pas l'attente. Si vous reconnaissez l'un de ces signes, joignez un dentiste le jour même :
- Un gonflement du visage, de la mâchoire ou du cou, surtout s'il s'étend vers l'œil ou descend vers la gorge.
- De la fièvre, une grande fatigue, un mauvais goût dans la bouche.
- Impossible d'ouvrir la bouche, difficulté à avaler ou à respirer. Dans ce cas, ce n'est pas nous qu'il faut appeler, mais les urgences ; le dentiste, ce sera pour après.
- Des battements qui durent des heures malgré l'antidouleur.
- Une dent cassée, qui bouge ou complètement expulsée après un choc. La dent expulsée, ne la frottez pas sous le robinet : apportez-la dans un verre de lait. Si vous arrivez dans la demi-heure, on a une chance de la remettre en place.
- Un saignement qui ne s'arrête pas après une extraction ou une blessure.
À Haliç comme à Pendik, on essaie de dégager un créneau dans la journée pour les patients qui appellent avec une douleur. Décrivez-nous brièvement la situation au téléphone : ça nous permet aussi de vous dire quoi faire, et quoi ne pas faire, avant de prendre la route.

Comment se passe l'examen, et quel traitement selon la cause ?
L'examen commence par une conversation : on écoute quand et comment la douleur est arrivée. Ensuite on teste les dents au froid, on vous fait mordre dent par dent, et si besoin on prend une petite radio ou un panoramique. Au bout de dix, quinze minutes, le diagnostic est posé chez la plupart des patients. La suite dépend de la cause.
Une carie ? On nettoie et on obture ; si elle frôle le nerf, on pose d'abord un fond protecteur et on surveille la dent quelques semaines. Une pulpite ou un abcès ? Dévitalisation : on retire le tissu infecté, on met en forme les canaux et on les obture. Dans le cas d'un abcès, on commence par le drainer, et on ne termine pas le traitement avant que le gonflement soit retombé. Si la racine n'est plus récupérable, extraction, puis on discute d'un implant pour combler le vide. Le problème vient de la gencive ? Détartrage et surfaçage des racines, et à un stade avancé un traitement parodontal. Dent fêlée : selon la profondeur, obturation, couronne ou dévitalisation ; si la fêlure descend jusque dans la racine, hélas, il faut extraire. Côté dents de sagesse, on calme d'abord l'inflammation, puis on retire celle qui n'a pas sa place. Vous serrez des dents ? On vous fabrique une gouttière de nuit et on répare ce qui s'est usé. Et pour la sensibilité, on sort le fluor, un dentifrice adapté et, si besoin, on recouvre la racine dénudée.
Avoir mal après une obturation ou une dévitalisation, c'est normal ?
Pendant un temps, oui. Quelques jours de sensibilité au froid après une obturation profonde, une légère gêne à la mastication pendant quelques jours après une dévitalisation : c'est attendu, les terminaisons nerveuses se calment pendant que les tissus récupèrent. Notre règle est simple : la douleur doit diminuer un peu chaque jour. Une douleur qui dépasse la semaine, qui augmente, qui se transforme en battements ou qui s'accompagne d'un gonflement demande un contrôle. Une obturation un peu trop haute, un canal passé inaperçu, une fêlure : les explications possibles ne manquent pas. Appelez ; la plupart du temps, une petite retouche suffit.

Douleur dentaire chez l'enfant et pendant la grossesse
Chez l'enfant, deux grandes causes : les caries des dents de lait et les poussées dentaires. « De toute façon, elle va tomber », on l'entend souvent ; si seulement c'était si simple. Une dent de lait cariée fait mal, et elle peut aussi perturber le développement de la dent définitive qui attend en dessous. Pendant une poussée, la gencive rougit, l'enfant devient grognon et porte tout à la bouche. Un anneau de dentition passé au frais et un massage doux de la gencive avec une compresse propre le soulagent. Notre façon de travailler avec les enfants est décrite sur la page dentisterie pédiatrique.
Pendant la grossesse, les hormones rendent les gencives plus sensibles ; saignements et douleurs gingivales sont fréquents, surtout au deuxième trimestre. Que ce soit bien clair : la grossesse n'empêche pas de soigner les dents. Obturation, détartrage, et même dévitalisation se font sans problème au deuxième trimestre. Le choix des médicaments, on le fait toujours ensemble. Traverser une grossesse avec une dent infectée est bien plus risqué que de la faire soigner.

6 habitudes pour éviter le mal de dents
On le répète à chaque patient. La plupart répondent « je sais », peu le font. Ceux qui le font nous voient moins souvent, et franchement, ça nous arrange.
- Brossez-vous les dents deux fois par jour, deux minutes, avec un dentifrice fluoré. Si vous devez en sauter un, sautez celui du matin, jamais celui du soir.
- Fil dentaire ou brossettes interdentaires, tous les jours. La plupart des caries démarrent entre les dents, là où la brosse ne passe pas.
- Les boissons sucrées ou acides, pas à petites gorgées tout au long de la journée. Vous laisseriez l'émail tremper dans l'acide pendant des heures ; si vous en buvez, prenez-les au repas, d'une traite.
- Un contrôle et un détartrage tous les six mois. Une petite carie se termine par une obturation, une grosse par une dévitalisation ; entre les deux, il n'y a qu'une radio, c'est tout.
- Si vous serrez des dents la nuit, une gouttière. Et ne cassez ni glaçons, ni stylos, ni coquilles de noisette avec vos dents.
- Si vous faites du sport, un protège-dents. La majorité des dents de devant cassées qu'on voit nous arrivent du foot à cinq ou du futsal.
Je résume. Une douleur dentaire est un avertissement ; pris à temps, c'est une petite affaire, pris trop tard, c'en est une grosse. Prendre au sérieux un élancement de quelques secondes évite réellement les nuits blanches et les longs traitements qui vous attendraient quelques mois plus tard. Si vous avez mal, appelez aujourd'hui. L'examen est rapide, et le soulagement commence le plus souvent le jour même.
Une douleur qui lance la nuit et se calme avec de l'eau froide signale souvent un nerf enflammé, nous expliquons comment se passe une dévitalisation et si elle fait mal dans un article à part.
Questions fréquentes
Comment soulager un mal de dents ?
En attendant de voir le dentiste : des rinçages à l'eau tiède salée, un passage de fil dentaire entre les dents, du froid sur l'extérieur de la joue s'il y a un gonflement, la tête surélevée pour dormir et un antidouleur adapté à votre cas. Tout cela soulage, mais ne supprime pas la cause ; il faut la trouver à l'examen et la traiter.
Pourquoi le mal de dents augmente-t-il la nuit ?
En position allongée, le sang afflue davantage vers la tête et la pression monte dans la dent enflammée. Le calme de la nuit, sans les distractions de la journée, fait aussi ressentir la douleur plus fort. Une douleur qui s'aggrave la nuit signale le plus souvent une pulpite ou un abcès.
Une douleur dentaire lancinante, de quoi est-ce le signe ?
Une douleur qui bat, qui arrive sans raison et qui augmente au chaud indique généralement une inflammation avancée de la pulpe. À ce stade, la dent se sauve le plus souvent par une dévitalisation ; attendre augmente le risque d'évolution vers un abcès.
Un mal de dents peut-il passer tout seul ?
Une douleur due à un reste alimentaire coincé entre deux dents peut disparaître une fois le reste retiré. Une douleur liée à une carie, une pulpite ou un abcès, non. Quand la douleur s'arrête brusquement, c'est le plus souvent que le nerf est mort ; l'infection, elle, continue.
Faut-il prendre des antibiotiques pour un mal de dents ?
Les antibiotiques ne se prennent que sur prescription, quand l'infection s'est propagée, avec un gonflement ou de la fièvre par exemple. Ils n'atteignent pas l'infection à l'intérieur de la dent ; la solution, c'est la dévitalisation, le drainage ou l'extraction.
J'ai mal aux dents quand je mange froid, est-ce une carie ?
Une sensibilité brève au froid peut venir d'une carie débutante, d'une racine dénudée ou d'un émail usé. Si ça passe en quelques secondes, on est à un stade précoce ; l'examen précise la cause, et une obturation ou un traitement de la sensibilité suffit en général.
Que faire en cas de mal de dents pendant la grossesse ?
La grossesse n'empêche pas les soins dentaires ; au deuxième trimestre surtout, obturation, détartrage et dévitalisation se pratiquent sans problème. Choisissez antidouleur et antibiotique avec votre praticien, et ne repoussez pas le traitement.
Quand consulter un dentiste en urgence ?
Un gonflement du visage ou du cou, de la fièvre, une difficulté à ouvrir la bouche ou à avaler, des battements que l'antidouleur ne calme pas, une dent cassée ou expulsée après un choc et un saignement qui ne s'arrête pas demandent une consultation le jour même. Si vous avez du mal à respirer, allez directement aux urgences.